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DIDIER
























Tu faisais croire que le maître, c'était toi,
Que tu n'avais besoin de personne et que comme un vieux loup de mer,
De ta solitude tu t'arrangeais, qu'avec tu étais bien,
Mais il n'en était rien...
De chacun sur ton chemin, tu avais besoin...

Sous le masque incessant du changement, en fait,
Didier se cachait ton moi, enfoui depuis si longtemps...
Un moi apeuré, confus, tourmenté.

Personne ne devait savoir... que de tes faiblesses tu avais peur,
Alors tu jouais au fort par peur que l'on découvre
Ce petit enfant en toi,
Tellement assoiffé de tendresse et d'amour,
Qui avait tant besoin d'être cajolé,
Mais qui criait... criait... criait...
Et versait tant de larmes...

Alors contre toi, tu te protèges.
Tu te protèges de ton regard de bonté, de ton oreille attentive,
Par peur que ton regard, ton écoute
Ne soient pas suivis d'accueil et d'amour.
Tu as peur, si peur, que petit à petit,
Tu laisses tout tomber et nous laisses tomber.
Tu as peur de baisser dans ton estime et de perdre la nôtre,
Alors par ton attitude, tu fais semblant...
Semblant d'être un autre en disant :
"Ne m'approche pas !".

Et pourtant, tu voudrais t'approcher
Parce que tu aurais besoin d'ouvrir ton coeur,
Mais tu as peur, peur d'être dévoilé.
L'enfant meurtri, et maintenant détruit,
Nous fait mourir... et vivre à la fois !

Tu as peur, peur de la fragilité, peur du regard,
Tu as peur au fond de toi de découvrir
Que nous ne sommes rien...
Et en plus, à la fin effectivement tu pensais :
"Je ne suis qu'un bon à rien !",
Alors que tu étais un tendre qui, en lui avait tout,
Avec en plus de l'or dans ses mains.
Sous ta carapace, tu avais peur qu'on ne voit
Le petit garçon tiraillé que tu étais.
Ce petit enfant qui en réalité est en chacun de nous...
Et qui refoulait ses larmes depuis si longtemps...
Par peur d'être ridiculisé, déprécié, rejeté.

Alors, tu renonces, avances... et t'enfonces dans le noir...
Triches, te durcis, t'insensibilises...
Jusqu'à jouer un rôle de théâtre avec ton décor d'homme fort,
Ton décor extérieur de sécurité.
Et pourtant, à l'intérieur, enfant fragile qui voudrait aimer...
Et être aimé, tu trembles...

En fait, tu nous disais :
"Ne te laisse pas abuser par mon attitude, froide et fermée,
Ecoute mon coeur qui ne parle pas,
Mais que j'aimerais tant pouvoir te dire pour me libérer,
Car, toi seul, peut me faire croire que je vaux vraiment quelque chose,
Qu'il y a du bon en moi
Et que quelqu'un peut m'aimer tel que je suis !
Je voudrais m'ouvrir à toi, être spontané,
Et vrai parce que, au fond, je déteste me cacher,
Jouer ce jeu de rôles que je joue depuis si longtemps...
Je voudrais être moi-même mais je n'ose pas,
J'ai peur, peur de ma violence...
Peur d'être jugé, de n'être pas accepté.
Je suis enfermé derrière les barreaux de ma prison intérieure
Dont je ne sais plus comment ouvrir la porte pour sortir !
Alors je vous en prie, je vous en supplie,
Approchez-vous de moi doucement...
Et aidez-moi, écoutez ce que derrière mon masque,
Je ne dis pas, aime-moi !".

Alors passez un joyeux Noël, Jésus et toi,
Didier va en Paix, avec Marie que tu aimes,
Qui est aussi le prénom de ta petite fille,
Sois dans l'Harmonie !