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La fragilité, signe d'espérance (Jean Vanier)

Grande grâce que ce week-end du 14-15-16 décembre 2001, en compagnie de Jean Vanier, à Montpellier sur le thème de :

"La fragilité, signe d'espérance."

"C'est bientôt Noël... Que se passe t'il à Noël ? se sont les vacances... la fête... les cadeaux...
Quand je pense à Noël, je pense aux anges ! Gloire à Dieu et Paix sur la terre !

Le serviteur allait apporter la Paix mais aujourd'hui, c'est la guerre... il y a beaucoup de gens qui ne sont pas en paix. A Noël, il y a plein de cadeaux... de repas... En même temps, il y a la Paix et la guerre... et aujourd'hui beaucoup de gens sont en guerre...

Vous avez su ce qui s'est passé le 11 septembre 2001... Quelqu'un m'a dit venez voir... j'ai répondu non... je suis trop vulnérable... Je le suis peut-être plus encore au niveau de l'Arche...

Vous savez beaucoup de gens aux U.S.A. et au Canada sont plongés dans l'insécurité. Ils se sont sentis dans l'insécurité et pauvres...

Beaucoup de ceux qui viennent à l'Arche, comme Raphaël et Philippe sont aussi dans une grande insécurité. On les avait mis dans une institution, c'était une sorte de pauvreté...

On arrive donc à cette fête où Jésus vient apporter la paix et l'amour...

Il y a des gens fragiles, des gens pauvres et parfois on entend dire, comment Dieu peut-il permettre cela ?

Ils sont fragiles, ils ont faim...

Le problème avec Dieu, c'est qu'il compte beaucoup sur nous, sur vous, sur moi, sur chacun de nous pour que nous sortions de notre égoïsme et de notre faiblesse.

Le signe de la plus grande faiblesse, c'est peut-être le petit enfant. Il ne peut que faire très peu de choses par lui-même, comme si on avait besoin de papa et de maman, d'être protégé, d'être aimé. Il est mystérieux comme le petit enfant attire... J'ai besoin de toi !

J'ai besoin de toi pour me nourrir, m'aider, sans toi, je ne peux rien.

C'est la même chose, le même cri que j'ai entendu en 1964, dans les institutions, j'ai besoin de toi.

La fragilité, la faiblesse peuvent être source d'espérance... La faiblesse est un cri qui doit éveiller nos coeurs. J'ai entendu ton appel.

Les vies commencent dans la très grande faiblesse et se terminent aussi dans la très grande faiblesse.

Tella, la dernière fois que je l'ai vue avait eu une hémorragie cérébrale. Elle était dans un fauteuil roulant. Elle a baisé ma main, je lui ai donnée un livre avec des photos, elle était heureuse.

Pour tous les Alzheimer que je côtoyais, c'était la même chose, le même cri. Ma maman est morte en 1993 avec le même cri. Parfois les plus dépressifs sont tristes, perdus. La seule chose dont elle avait besoin, c'était la seule chose qu'elle disait elle, comme une même parole, un même cri, est-ce que quelqu'un m'aime ? ou est-ce que j'embête tout le monde ? C'était toujours la même chose.

La faiblesse est un cri, et c'est ce mystère de Jésus tout pauvre mais à Bethléem, c'est aussi un cri, est-ce que tu m'aimes ?

On a toujours eu besoin de maman, vous savez.

A Noël, si tu réponds à l'appel du faible, tu crées la paix. On devrait être des hommes et des femmes qui s'aiment. On devrait tous être faibles comme les petits enfants. Quand on est faible on crie j'ai besoin de toi, j'ai besoin de ton amour.

Nous sommes tous nés dans la faiblesse et nous mourrons tous dans la faiblesse. Est-ce que tu m'aimes ? Est-ce que tu peux m'aider ?

On a besoin de Jésus, on a besoin de Dieu. On a aussi besoin de la communauté.

Les gens souvent critiquent et disent, comment se fait-il qu'il y ait tant de mal ?

Dieu a besoin de toi, de nous pour plus d'amour sur terre. Il est nécessaire que des gens répondent au cri du faible.

Mais non... maintenant dans nos sociétés de communication, on ne pense qu'à avoir, il faut des biens, il faut de l'argent, il faut des tas de choses matérielles. On a besoin de se dire c'est à moi ! oui, c'est à moi ! On ne pense plus qu'à ça, et Jésus, il ne veut pas de tout cela, tout ce qu'il veut, c'est qu'il y ait plus d'amour sur terre !

Oui, la faiblesse est source d'espérance, tout dépend de la manière dont nous réagissons devant le cri du faible.

Ce qu'il faut développer, ce sont nos capacités. Va t'on utiliser notre intelligence pour l'amour ? Il nous faut révéler notre propre beauté, je vais aimer.

J'ai reçu une lettre d'une fille de 18 ans. Elle pensait que ses parents ne l'avait pas voulue et qu'elle était une erreur. Elle sentait aussi qu'elle était la honte de la famille. Elle n'avait pas d'amis et pensait qu'aucun homme n'allait la choisir. Puis un jour, elle s'est assise dans la forêt et elle a compris. Elle a eu soudain le sentiment qu'elle était précieuse pour Dieu. Ce sentiment, cette foi ont changé sa vie, non pas son histoire. Aujourd'hui, je suis le fruit de ce qui s'est passé depuis ma naissance. Je ne peux pas changer ma vie, c'est mon histoire.

Cette jeune-fille ne pouvait pas changer son histoire. L'histoire est comme imprégnée dans notre corps, dans notre être. Cette jeune-fille a découvert qu'elle était aimée comme elle était. Elle n'avait pas besoin d'être aimée comme la société aurait voulu qu'elle le soit, ni comme elle-même aurait voulue l'être.

Il y a quelque temps, j'ai aussi rencontré un enfant de 11 ans avec un handicap. Il faisait sa communion. L'oncle qui assistait à la messe disait : "qu'est-ce qu'elle est belle cette liturgie. !" Le petit se tourna alors vers sa mère et lui dit : "Ne t'inquiète pas maman, Jésus m'aime comme je suis."

Vous savez, nous pouvons vivre une expérience, celle de VIVRE COMME ON EST AIME. Lorsqu'on découvre cela, on veut répondre à l'amour, au cri du faible. Tu es beau tel que tu es, avec tout ce qui est cassé en toi, je t'aime.

Paul nous rappelle la lumière du Christ pour retrouver tous les hommes et nous redire son amour. Nous sommes témoins de la bonne nouvelle, témoins de la vie qui nous a été donnée, cependant, nous ne sommes pas épargnés par les épreuves, ni le corps, l'esprit et l'histoire. Chaque épreuve est comme une brèche dans un vase d'argile. Si tu mets la lumière dans un vase d'argile neuf, tu ne verras rien, si tu mets la lumière dans un vase d'argile ébréché alors la lumière rayonnera sur ce qui t'entoure.

Nous prions.

Seigneur, nous sommes là devant toi ce soir, après une longue route pour certains, après une semaine de travail et nous venons chercher un moment de repos, de rencontre. Nous déposons à tes pieds tous nos soucis. Nous remettons entre tes mains tous ceux que nous aimons et que nous avons laissé à la maison, ceux qui sont partis, ceux qui souhaitent que tu les fêtes d'une manière particulière. Donne-nous ta paix. Nous te recommandons aussi soeur Cécile qui a eu un accident en venant parmi nous et qui est hospitalisée ici à Montpellier, qu'elle se remette rapidement. Seigneur prends pitié ! Merci enfin Seigneur de nous avoir rassemblés, ici, ce soir, tous, avec des origines tellement différentes. Nous aurons aussi une pensée particulière pour tous les musulmans qui mettent fin ce soir au jeûne du ramadan.

Seigneur, nous voici devant toi avec tout ce que nous sommes, le poids de nos vies, avec nos différences, avec le poids de notre histoire. Symbolisons par ce caillou ce qui a besoin d'être changé dans nos coeurs et dans notre vie. Nous allons regarder ce qu'il y a de lourd dans nos vies, alors nous prendrons une minute pour regarder ce caillou.

Seigneur, nous venons aussi avec nos soifs. Nos soifs d'être aimés et d'être reconnus, nos soifs de fraternité.

Je prends donc un moment pour voir qu'elle est ma soif d'aujourd'hui.

Si nous sommes venus, c'est parce que nous avions un désir de partager, un désir de rencontre, alors nous venons aussi avec un désir de partage. Nous venons enfin avec tout ce qui est beau dans nos vies, tout ce qui est lumineux, comme ces fleurs !

Seigneur, nous voici devant toi avec nos désirs, nos peurs, nos souffrances et aussi notre espérance. Tu es là et tu es un magnifique cadeau pour nous.

Donne-nous d'être attentifs aux uns et aux autres.

Hier après-midi, nous avons parlé de la faiblesse. Je vous disais que le faible attire toujours, éveille nos coeurs. Je vous disais aussi que le faible nous dérange parce qu'il nous oblige à faire quelque chose qu'on ne veut pas. Ne faut-il pas aussi écouter le faible qui est dans notre propre coeur ? Oui, est-ce que nous ne refusons pas d'écouter le cri de notre propre coeur ?

Vous devez découvrir combien vous êtes importants pour Dieu. Vous devez prier. Ce matin, j'ouvre Saint-Jean, je cherche la toute première parole de Jésus. C'était quand les deux disciples suivaient Jean-Baptiste. Ces deux disciples étaient deux personnes super. Un moment Jean voit Jésus et dit : "Voici l'agneau de Dieu qui ôte les péchés et les violences du monde." Il nous montre quelqu'un de très humble. Quand on pense à l'agneau, on pense à l'humilité et la tendresse. Vous avez vu comme le petit agneau est doux et mignon.

Les deux disciples quittent donc Jean-Baptiste et commencent à suivre Jésus. Jésus se retourne, les voit et leur dit : "Que cherchez-vous ?" Ce qui veut dire que veux-tu ? En fait, Jésus renvoie la balle. Il n'est pas là pour imposer, il veut seulement éveiller les coeurs. Il ne veut pas obliger. Qu'est-ce que tu cherches avec ta vie ? Quel est ton plus grand désir ? Il est important que nous réfléchissions à cela.

Les disciples sont étonnés et disent où demeures-tu ? ce qui veut dire je veux passer un peu de temps avec toi. Jésus répondit : "Venez et voyez." Ils demeurèrent avec lui.

Réfléchissons sur notre désir le plus profond parce que c'est cela la question que Jésus nous pose. Qu'est-ce que tu veux faire de ta vie ?

Je vais vous parler de quelqu'un qui avait un grand handicap. Et d'abord, je voudrais vous dire qu'en chacun de nous, il y a beaucoup de peurs. Peur de ne pas aimer, peur de ne pas être aimé, peur du vide. Je vous l'ai dit pour combler le vide, il faut remplir. Souvent on remplit avec des choses matérielles. On a besoin d'acquérir. Peur de la mort. Peur de ne pas être heureux. Pour découvrir ce que nous voulons, on sera obligé de regarder nos peurs.

Donc, je vais vous parler de Moïse. Moïse, comme je vous l'ai dit habitait au Zimbabwé. Il ne pouvait pas utiliser ses jambes, ni ses bras. Ses parents ne pouvaient pas s'occuper de lui. Avez-vous réfléchi au moment où nous sommes seuls? Réfléchissez à ce qui peut se passer la nuit quand on est seul, quand on ne peut pas parler, quand on ne peut pas utiliser ses jambes comme Moïse. Qu'on ne peut pas se défendre. Lorsqu'un bébé est seul dans la nuit, il a peur car il se sent en danger. Quand on est seul, malade, dans une institution, parfois, malgré le monde qui nous entoure, on se sent seul aussi. On se dit, personne ne m'aime, personne ne veut de moi, personne ne s'intéresse à moi, personne ne me prend au sérieux. On se sert de moi. On peut ressentir cela même avec des parents. Ceci peut être aussi ressenti entre un homme et une femme dans le mariage. C'est le vide intérieur, l'angoisse. Vous savez, il est difficile de vivre l'angoisse. Pour remplir le vide, certains ne mangent pas, c'est l'anorexie, d'autres mangent trop, c'est la boulimie. C'est la confusion totale. Je perds le sens de ma vie. L'angoisse conduit aussi à la violence. Quand je ne suis pas aimé, je ne suis pas aimable. Je me sens coupable d'exister.

Le petit gars Eric était aveugle et sourd. Il voulait mourir et se disait si personne ne m'aime pourquoi vivre ? Il refusait de garder la nourriture. Moïse aussi était angoissé. Il était devenu dépressif est alcoolique. Il refusait donc de regarder les gens dans les yeux, il se sentait trop moche.

Moïse a été le premier à être accueilli à l'hôpital du Zimbabwé. Lorsque je suis venu dans la communauté, il ne vivait plus caché, il souriait. Il ne cachait plus ses mains. Je me suis dit qu'il voulait vivre maintenant. Son sourire créait le sourire. Il apportait la joie. Ceci est une même question pour chacun de nous. Pour ne pas demeurer dans un état de tristesse, nous devons nous dire, je n'ai pas besoin d'être ce que les autres voudraient que je sois. Je veux être moi-même mais qui veut m'aider à découvrir que je suis un vivant qui va donner la vie ? Certes, j'ai des fragilités mais chacun de nous en a, cela ne fait rien.

Donc, pourquoi Moïse a-t-il été transformé ? Tout simplement parce qu'il a découvert qu'il était aimé.

Qu'est-ce que l'amour quand on utilise aimer dans ce contexte. Pour moi aimer ce n'est pas d'abord faire quelque chose mais révéler, tu es important, ta vie est importante, tu es précieux. Malheureusement aujourd'hui beaucoup de gens se dévalorisent. Je vous l'ai déjà dit, quelquefois, on est mis à l'écart, quelquefois on se met soi-même à l'écart. Donc aimer, c'est révéler. Tu es beaucoup plus beau que tu n'oses le croire. Quand on dévoile au pauvre qu'il n'est pas un déchet, il comprend par cette révélation comme il est important.

J'ai eu le privilège de rencontrer une femme dont le mari était parti depuis 25 ans. Elle se disait c'est ma faute, je n'ai pas su le garder. Et non, elle avait une valeur. Je lui ai dit, tu n'es pas moche, tu es belle au contraire, tu as une valeur. On peut révéler cette valeur.

Il faut d'abord écouter sans juger, sans condamner. Il y a beaucoup de paroles dans notre monde. Les gens ont besoin de gestes concrets, de gestes qui demeurent. C'est à travers l'écoute, l'attention, le souci, le bien-être que quelqu'un change. Il ne faut pas seulement écouter mais il faut aussi comprendre. Parfois on ne se comprend pas soi-même.

Dans le centre de la France, j'ai rencontré une jeune-fille belle et intelligente. Elle avait une paralysie cérébrale. Sa différence était de l'ordre de la communication. Elle n'avait aucun contrôle de ses muscles. Sa seule façon de communiquer se faisait par des sons. Elle est venue me voir avec une interprète. Elle m'a dit, je souffre beaucoup parce que personne n'a besoin de moi et moi, j'ai besoin de tout le monde.

Le danger quand on veut faire le bien, c'est de donner du chocolat mais on oublie que le plus grand besoin de celui à qui l'on donne du chocolat, ce n'est pas de manger mais que quelqu'un ait besoin de lui. On oublie ce besoin essentiel. Jésus n'a t'il pas dit à la samaritaine, j'ai besoin de toi. Lorsqu'on aide les gens, il faut se souvenir que quelqu'un ait besoin d'eux.

Quel est notre besoin fondamental ? est-il matériel ou est-ce la capacité de donner la vie à un autre ?

Quand on est devant quelqu'un qui souffre beaucoup, évidemment, on ne peut pas lui dire j'ai besoin de toi et la prière est que tu découvres combien tu es beau ou belle, que tu peux donner la vie par ton regard, par ton sourire. Un jour quelque chose se passera, un jour mon coeur sera retourné.

Un jour, on a accueilli une femme paralysée, elle était grosse avec une image négative d'elle-même. Elle avait un équilibre instable. Il y avait beaucoup de violence en elle. L'équipe réfléchissait et se demandait d'où venait ses violences, ses colères. Chacun se demandait ce qu'elle pouvait désirer. Un jour, on a découvert qu'elle était jalouse de sa soeur qui avait trois enfants. Elle rêvait d'un enfant qui lui dise maman, je t'aime. Elle avait de la violence en elle et de la tendresse. Elle ne savait pas à qui donner sa tendresse. L'équipe a compris. On lui a dit, tu sais, on comprend, ce n'est pas facile pour toi. Dés qu'elle s'est sentie comprise, elle a aimé. Quand quelqu'un est négatif, il a des frustrations, on accuse tout le monde, sauf soi-même. Cette femme a posé sa main sur ma tête avec beaucoup de tendresse et elle m'a dit, pauvre vieux. J'ai compris moi-même que j'avais besoin d'elle et de sa tendresse.

Que se passe t'il quand quelqu'un me révèle mon unicité ? quand quelqu'un me révèle que je suis unique, tu es important.

Quelquefois, on ne trouve pas, on a soif... Il y a le verre mais il n'y a pas d'eau. Il est important que je sois compris et important pour quelqu'un quand il y a quelque chose de casser en moi, c'est primordial. Les handicapés, on voit le corps, l'extérieur mais on ne voit pas le dedans... et dedans pourtant il y a tellement de belles choses mais tellement de cassures aussi.

Qui va m'écouter sans me condamner ?

Quand je découvre que je suis aimé, quelque chose se passe, je commence à avoir confiance en quelqu'un. Quelqu'un m'aime et me comprend. Je ne suis plus enfermé dans un monde de confusion, c'est alors un moment extraordinaire. Avec les éducateurs, on ne peut rien faire tant qu'il n'y a pas la confiance établie. Toute éducation se fonde sur la confiance. On a pas forcément confiance avec tous. On a souvent peur que l'autre nous juge, donc, il faut établir la confiance. Je te considère comme quelqu'un d'important. L'amour fait confiance à l'amour. Beaucoup de personnes sont contrôlées par la peur.

Comme on est des gens blessés, on blesse. Il y a des jours, où on en a marre. On est enfermé sur soi-même. Découvrons que si on s'approche de Jésus, il ne veut pas nous posséder mais nous libérer et nous révéler avec, ce qui est beau en nous. Nous aider à nous mettre debout. C'est là son unique préoccupation, tout son mystère. Ce qu'il y a de plus beau sur terre, c'est la communion des coeurs. Ce n'es pas je te possède mais tu es libre d'être toi-même. Tu es libre de prendre ton chemin.

Nous devons être libres. Nous devons aussi donner la vie.

Aimer, c'est libérer, aimer, c'est pardonner et c'est aussi l'amour de Dieu pour nous, il détruirait notre liberté autrement. De cela, il ne veut pas."

La signification profonde du lavement des pieds, c'est qu'il n'y a ni de supérieurs ni inférieurs.

Quand nous, nous lavons les pieds les uns aux autres, cela veut dire non seulement qu'un lien existe entre nous tous, qui que nous soyons et que nous ne devons, ni ne pouvons plus nous ignorer, nous oublier mais que tous, nous devons prendre soin les uns des autres et que nous sommes tous au service les uns des autres.

On est bien lorsque l'on a la tête dans le coeur et le coeur dans la tête.

(Paroles de Jean VANIER)